GLOSSAIRE

A

Adhésifs classables  :  adhésifs éliminables dans le process de recyclage . Ils se fragmentent dans le pulpeur en morceaux grossiers qui seront éliminés au niveau des classeurs. 

Adhésifs dispersables  :  Ils se fragmentent dans le pulpeur en petites particules (<1 µm) qui restent en suspension dans l’eau.

Adhésifs partiellement dispersables / non classables  :  C’est le cas de la plupart des PSA. Étant souples, ils gérèrent des morceaux persistants dans le procédé, appelés « stickies », à l’origine de défauts de qualité du papier recyclé, des surcoûts d’entretien des machines et de traitement de l’eau.

 

C

COATING – ENDUCTION – COUCHAGE : L’enduction est une technologie d’apport de la barrière en solution (voie solvant ou aqueuse) ou dispersion (voie aqueuse), puis séchage. L’opération d’enduction consiste à déposer sur la surface d’un matériau une ou plusieurs couches d’un produit en phase liquide, fondu ou à l’état vapeur en vue de lui conférer des caractéristiques particulières.

CONTRE-COLLAGE : Le complexage par contre-collage est une technologie d’apport de la barrière à l’état solide, par collage en solution (voie solvant ou aqueuse), dispersion (voie aqueuse), ou à l’état fondu (cires et hot-melts).
Le procédé de contre-collage, consiste à assembler deux supports par dépôt d’une colle.
Les matériaux à assembler sur le papier peuvent être constitués de films ou d’aluminium fin (complexe papier/plastique…).
En règle générale, un adhésif est appliqué sur un des matériaux le moins absorbant, sur lequel le deuxième matériau à contrecoller est ensuite pressé afin de produire un contrecollé à deux couches, ou duplex.

CO-LAMINATION : La colamination est un procédé consistant à assembler deux supports par l’apport d’un liant polymérique de grade très fluide, déposé via extrudeuse. Un primer peut être déposé sur un des films support pour améliorer l’adhésion entre ce support et le liant polymérique. De même, un traitement de surface (de type corona : modification de la tension de surface ) peut être réalisé sur un des supports. Un carton (imprimé ou non) recouvert d’une feuille plastique ou métallique devient ainsi un « carton complexé ». L’association d’un film à propriétés de scellabilité avec un papier permet d’obtenir un ensemble scellable. L’utilisation d’un liant polymérique apporté à l’état fondu, évite l’utilisation de colles ou adhésifs. Le PE modifié est un de liants utilisés.

CHROMATOGÉNIE : Modification de la cellulose pour la rendre hydrophobe, grâce à un greffage d’acides gras sur le papier. Estérification entre acide palmitique ou acide laurique avec la lignine kraft de résineux et de bois dur. Les esters qui en résultent sont appliqués sur le carton par « bar coater ». Méthode encore utilisée au stade de la R&D qui permet d’apporter une barrière à l’humidité.

CELLULOSE RÉGENÉRÉE (type Viscose) : On vient « attaquer » chimiquement la cellulose contenue dans le bois pour la dissocier des autres éléments présents afin de créer une solution visqueuse (d’où le terme Viscose). Après filtration, la solution est régénérée, pour reformer la cellulose initialement présente. Ce liquide visqueux, contenant la cellulose régénérée peut alors être extrudé. L’extrusion, c’est-à-dire le passage de ce liquide visqueux dans une filière à trous ou à fente, va permettre de former soit des fils qui pourront être tissés soit des films. Ces celluloses ainsi régénérées ne correspondent donc plus à la cellulose naturelle issue du défibrage des végétaux, et ne font donc pas partie du matériau papier-carton. Ce procédé, bien que chimique, n’engendre pas de modification moléculaire de la cellulose. Les celluloses régénérées sont donc considérées comme non-plastique vis-à-vis de la Directive Européenne SUP – Single Use Plastic – .

CELLULOSE MODIFIÉE ou TRANSFORMÉE : On vient modifier chimiquement la molécule de cellulose de façon permanente, par ajout de groupements/modifications des liaisons chimiques. L’acétate de cellulose fait partie de cette catégorie. La cellulose qui est un polymère naturel, ainsi transformée, n’est plus considérée comme « naturelle » et rentre donc dans le champ des plastiques selon la  Directive Européenne SUP – Single Use Plastic – .

 

 

D

DEFIBRAGE : Opération qui consiste à individualiser les fibres de cellulose, par procédé mécanique (Les plaquettes de bois passent entre des disques, les raffineurs, qui par leurs mouvement contraires vont séparer mécaniquement les fibres les unes des autres) ou par procédé chimique (les plaquettes de bois passent dans des bains chimiques visant à dissoudre la lignine, séparant ainsi les fibre)

 

E

EMBALLAGE PAPIER-CARTON : Emballage qui contient plus de 50% en poids de matériau papier-carton

EMBALLAGE PAPIER-CARTON COMPLÉXÉ (PCC) :  Emballage qui contient plus de 50% en poids de papier-carton et qui présente sur au moins l’intégralité d’une des faces du matériau papier carton, un autre matériau :

  • appliqué de manière étroitement liée ou cohésive,
  • OU dont la proportion est supérieure à 15% en poids du support en papier-carton.

 

EMBALLAGE PAPIER-CARTON NON COMPLEXÉ (PCNC) :  Un emballage en papier-carton ne répondant pas aux critères de la définition des PCC est alors un emballage Papier-Carton Non Complexé.

EXTRUSION COUCHAGE : Procédé d’extrusion qui consiste à faire passer un polymère (PE, PP, PET, mélange polymères, additifs…) à travers une filière chauffante pour obtenir un polymère à l’état fondu (extrudat). L’extrudat est déposé sur un support de base papier ou carton, en couche plus ou moins épaisse (de < 10 g/m² à 20 g/m²). Sur un matériau papier ou carton, le polymère fondu pénètre dans les pores du réseau de fibres, se refroidit, et adhère à la surface.

 

F

FIBRES NATURELLES (de cellulose) : Fibres de cellulose extraites directement d’un végétal, par procédé de défibrage mécanique ou chimique. 

FIBRES SYNTHETIQUES (de cellulose) : Fibres issues de la cellulose naturelle qui ont été transformées chimiquement, soit de façon pérenne (celluloses modifiées), soit de façon transitoire (celluloses régénérées), pour obtenir des fibres aux propriétés physico-chimiques différentes. Ces fibres, même issues de cellulose, ne sont plus considérée comme constituant le matériau papier-carton, sauf cas particuliers, exposés dans la définition du papier-carton

 

H

Huiles Minérales :Les huiles minérales sont un mélange de composés chimiques issus du pétrole. Elles peuvent être utilisées pour la formulation et/ou la fabrication de certaines encres et colles
utilisées pour l’impression et le façonnage de papiers graphiques et d’emballages. Les huiles minérales contiennent deux grandes catégories de composés : les MOSH- Mineral Oil Saturated Hydrocarbons – et les MOAH – Mineral Oil Aromatic Hydrocarbons- 

Si certains de ces composés des huiles minérales présentent des caractéristiques compatibles avec des applications dans les cosmétiques et l’alimentaire, les aromatiques (MOAH) ont été jugés préoccupants par l’ANSES (l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour leur effet sur la santé. Il est établi que certains de ces composés d’huiles minérales sont susceptibles de migrer depuis l’emballage papier-carton vers l’aliment et peuvent également se retrouver dans le matériau recyclé obtenu à partir de ces emballages mettant ainsi en cause leur utilisation dans l’emballage.

 

L

LAMINATION : Voir CO-LAMINATION. Association d’un autre support sur la surface du papier-carton par l’ajout d’un liant (adhésif, polymère,…)

M

MÉTALLISATION : Une métallisation (couche fine d’aluminium) est généralement réalisée sur film plastique (PET ou OPP). Ce film est ensuite assemblé par lamination ou contre-collage sur du papier. La métallisation est réalisée par le procédé de dépôt physique à phase vapeur : par évaporation sous vide (procédé PVD). L’aluminium est évaporé sous vide dans une enceinte hermétique, le vide permettant aux particules d’atteindre directement le support où elles se recondensent à l’état solide. Le dépôt est extrêmement fin, il ne représente qu’une épaisseur que de 5 à 100 nanomètres. Cette méthode peut également être utilisée pour déposer une barrière minérale AlOx (Oxyde d’Alumine).

 

P

PAPIER-CARTON (Matériau) :  Matériau constitué de fibres naturelles[1] de cellulose, issues du défibrage du bois ou d’autres végétaux, en mélange avec des charges minérales.

[1] Des fibres synthétiques peuvent être acceptées dans le matériau papier-carton si elles respectent certaines conditions, détaillées ici

PSA (Pressure Sensitive Adhesive) : adhésif qui forme une liaison en appliquant une pression, sans avoir besoin de solvant, d’eau ou de chaleur pour activer l’adhésif.

PVOH:  Polymère hydrosoluble apportant des propriétés adhésives ou barrières. 

 

S

Stickies :  morceaux d’adhésifs persistants dans le procédé de recyclage, à l’origine de défauts de qualité du papier recyclé, des surcoûts d’entretien des machines et de traitement de l’eau.